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Collision de trains près de Tolède : l'Espagne en deuil, l'erreur humaine au cœur de l'enquête

Au moins 68 personnes ont été tuées mercredi dans la collision de deux trains à grande vitesse près d'Urda, en Castille-La Manche. Selon le ministre des Transports, un train a été relancé par erreur après une panne de signalisation.

Par la rédaction d'IWN

3 min de lecture

Rédigé par IA à partir des sources citées.

Un train à grande vitesse blanc de la Renfe traverse un long viaduc au milieu d'oliveraies, sous un ciel bleu.
Un train de la Renfe sur la ligne à grande vitesse entre Grenade et Loja, en Andalousie, en mai 2025. Photo d'illustration, sans lien avec l'accident.Photo : Kabelleger / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

Deux trains à grande vitesse sont entrés en collision mercredi 28 octobre à 8 h 53 près d’Urda, à environ 150 kilomètres au sud de Madrid, dans la région de Castille-La Manche1. Le président de la région, Emiliano García-Page, a fait état d’au moins 68 morts ; 108 personnes ont été blessées, dont 58 hospitalisées12. Jeudi matin, un bilan de 69 morts était communiqué3. Il s’agit de la catastrophe ferroviaire la plus meurtrière en Espagne depuis le déraillement de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui avait fait 79 morts en 20131.

Le Premier ministre, Pedro Sánchez, a décrété trois jours de deuil national, de jeudi à samedi2. « Toute l’Espagne est en deuil », a-t-il déclaré depuis le centre de coordination des secours1.

Une panne, puis un ordre de redémarrer

Le ministre des Transports, Óscar Puente, a livré une première chronologie. Vers 8 h 30, une panne du système de signalisation LZB, qui régule les distances et les vitesses entre les trains, a provoqué l’arrêt automatique de six convois dans le secteur, dont les deux qui allaient se percuter13. Quelques minutes plus tard, le centre de contrôle a ordonné au train de la Renfe, l’opérateur public, de repartir : une décision que le ministre juge « inexplicable » et qu’il attribue à une erreur humaine12.

Le train de la Renfe, qui transportait près de 400 passagers, a alors parcouru 25 kilomètres en un quart d’heure environ, avant de heurter sur une ligne droite un train de l’opérateur privé Iryo, à l’arrêt, qui transportait 152 personnes12. Sa vitesse au moment du choc n’est pas connue1. Selon Óscar Puente, le centre de contrôle avait eu « largement le temps pour vérifier l’erreur », sans la corriger2.

Une version un peu différente circule : selon le récit rapporté par Euronews, le régulateur aurait repris la main et ordonné le redémarrage des six trains, et c’est le train Iryo qui ne serait pas reparti3. Le ministre, lui, a rejeté les appels à sa démission et assuré que le réseau espagnol restait « sûr »1.

Identifier les victimes

La Guardia Civil a ouvert quatre bureaux, à Madrid, Tolède, Cordoue et Séville, pour recueillir l’ADN des proches des disparus2. Selon les autorités espagnoles, 42 ressortissants étrangers se trouvaient à bord ; 24 n’avaient pas encore été retrouvés jeudi, un Argentin figure parmi les morts3. Le ministère français des Affaires étrangères indique chercher encore à joindre plusieurs ressortissants français, sans en préciser le nombre3. Les secours ont travaillé toute la nuit, soulevant les carcasses à l’aide de grues2.

Une deuxième catastrophe en neuf mois

Le pays revit un drame récent. Le 18 janvier 2026, une collision entre trains à grande vitesse à Adamuz, dans la province de Cordoue, avait fait 46 morts ; Pedro Sánchez avait alors promis 1,8 milliard d’euros pour l’entretien du réseau1. Depuis 2013, l’Espagne a connu sept accidents ferroviaires mortels, dont trois cette année1. Le chef du gouvernement a jugé « inacceptable » que le pays subisse deux accidents majeurs la même année1.

L’accident intervient en pleine campagne : les élections générales sont prévues le 29 novembre. Le Parti socialiste et le Parti populaire ont suspendu leurs activités de campagne, et le chef de l’opposition, Alberto Núñez Feijóo, a réclamé des comptes sur l’état des infrastructures1. Avec près de 4 000 kilomètres de lignes, le réseau espagnol à grande vitesse est le deuxième du monde après celui de la Chine1.

Ce que l’on sait

  • Deux trains à grande vitesse sont entrés en collision mercredi 28 octobre à 8 h 53 près d'Urda, à environ 150 km au sud de Madrid.
  • Le bilan officiel est d'au moins 68 morts et 108 blessés, dont 58 hospitalisés ; un décompte de 69 morts a été annoncé jeudi matin.
  • Selon le ministre des Transports, un train de la Renfe a été relancé par le centre de contrôle après une panne de signalisation, puis a percuté un train Iryo à l'arrêt.
  • L'Espagne observe trois jours de deuil national, de jeudi à samedi.

Ce qui reste à savoir

  • À quelle vitesse roulait le train de la Renfe au moment du choc ?
  • Qui a donné l'ordre de redémarrer, et pourquoi l'erreur n'a-t-elle pas été corrigée pendant le quart d'heure suivant ?
  • Combien de ressortissants étrangers, dont des Français, figurent parmi les victimes ?

Sources

  1. 1.
  2. 2.
  3. 3.

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