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Sommet de Montréal : l'Union européenne renonce à faire du Canada un « membre associé »

Réunis jeudi et vendredi à Montréal, les dirigeants européens et canadiens veulent porter leur partenariat à un niveau inédit. Mais à la demande de l'Allemagne, l'expression lancée par Ursula von der Leyen a disparu du projet de déclaration.

Par la rédaction d'IWN

2 min de lecture

Rédigé par IA à partir des sources citées.

Vue sur les gratte-ciel du centre-ville de Montréal depuis le mont Royal, avec des arbres au premier plan et le fleuve à l'horizon.
Le centre-ville de Montréal vu depuis le mont Royal, en mai 2009.Photo : Taxiarchos228 / Wikimedia Commons, CC BY 3.0

Le sommet entre l’Union européenne et le Canada, ouvert jeudi 29 octobre à Montréal, doit se conclure vendredi par une déclaration commune12. Le texte ne fera finalement pas du Canada le « premier membre associé » de l’Union, comme l’avait proposé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans son discours sur l’état de l’Union à la mi-septembre12. La dernière version évoque une « association toujours plus étroite » entre les deux partenaires, sans aller jusqu’à une adhésion12.

Les deux parties veulent étendre leur coopération aux minerais stratégiques, au commerce numérique, à la recherche et à la mobilité des jeunes, sur fond de tensions commerciales avec les États-Unis de Donald Trump1.

Berlin en tête des réticences

Le statut de membre associé n’est défini par aucun traité européen1. Une première version du texte, soumise mardi aux États membres selon la procédure dite de silence, a suscité des objections de l’Allemagne, de la France, de l’Italie et de la Grèce2. Selon Euronews, Berlin était l’opposant le plus ferme : le gouvernement allemand souhaite d’abord définir concrètement le contenu d’une coopération renforcée avec Ottawa, plutôt que d’employer une notion absente des traités aux conséquences juridiques potentiellement importantes2. Le chancelier Friedrich Merz avait lui-même proposé un statut comparable pour l’Ukraine, en attendant son adhésion2.

Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a relativisé l’enjeu. « Ce qui compte, c’est la différence que cela représentera dans la vie des Canadiens », a-t-il déclaré mardi1. Il dit préférer parler d’une « alliance pour l’avenir » et laisser à l’UE le choix des mots2. Ursula von der Leyen, elle, employait encore l’expression mercredi, en affirmant vouloir bâtir avec le Canada le partenariat le plus étroit jamais noué par l’Union avec un pays non européen1.

Minerais, numérique, Galileo

Sur le fond, le sommet pourrait permettre à la Banque européenne d’investissement de financer des projets miniers canadiens : le sous-sol du pays est riche en minerais stratégiques dont l’industrie européenne, aujourd’hui dépendante de la Chine, a besoin1. Un accord sur le commerce numérique, censé rendre les transactions en ligne plus rapides et moins coûteuses, doit être présenté vendredi, ainsi qu’une coopération sur la régulation de l’intelligence artificielle1. Le Canada pourrait aussi négocier sa participation à Galileo, le système européen de navigation par satellite, et au programme d’échanges Erasmus1.

Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen, António Costa, sont accompagnés à Montréal de la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, et de neuf autres commissaires2.

Le Ceta, un précédent encore inachevé en France

L’UE et le Canada sont déjà liés depuis dix ans par le Ceta, un accord commercial qui supprime les droits de douane sur 98 % des produits échangés1. Critiqué notamment par des éleveurs français, il n’a toujours pas été ratifié par neuf des 27 États membres, dont la France1.

Le rapprochement est observé à Washington. Donald Trump l’a jugé ridicule et a menacé l’UE de rompre les échanges commerciaux1.

Ce que l’on sait

  • Un sommet entre l'Union européenne et le Canada se tient jeudi 29 et vendredi 30 octobre à Montréal.
  • La mention d'un « statut de membre associé » a été retirée du projet de déclaration commune, à la demande notamment de l'Allemagne.
  • La formule retenue évoque une « association toujours plus étroite », sans aller jusqu'à une adhésion.
  • Le Ceta, en vigueur depuis dix ans, n'a toujours pas été ratifié par neuf pays de l'UE, dont la France.

Ce qui reste à savoir

  • Quels accords concrets seront signés vendredi, notamment sur le commerce numérique et les minerais stratégiques ?
  • Le Canada rejoindra-t-il Galileo et Erasmus, et à quelles conditions ?
  • Comment Washington réagira-t-il à ce rapprochement ?

Sources

  1. 1.
    L'UE et le Canada entament un sommet pour sceller un rapprochement inéditFrance 24 (AFP) · 29 octobre 2026 · france24.com
  2. 2.

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